Il
existe sur ces sujets beaucoup de confusions,
de
solutions erronées proposées
....
Seule
une approche rigoureuse permet de les éviter
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isolation acoustique des planchers
et plafonds
isolation entre étages
La
particularité des
planchers et plafonds,
est qu'ils sont soumis, plus que toute autre paroi, aux bruits
d'impacts.
Ils doivent aussi isoler des bruits
aériens.
Les 2 fonctions ne se satisfont pas de la même
manière. Voir transmission
des bruits
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bruits
d'impacts
Les bruits d'impacts sont engendrés dans les locaux par
la mise en vibration d'éléments de la structure
du batiment. Ces vibrations sont le résultat de l'application
en un point de la structure de forces rapidement variables en
fonction du temps, par exemple instantanées.
Les activités humaines (chutes d'objets, chocs), les déplacements
(pas et meubles) sont le type de création des bruits
d'impacts le plus courant.
Les équipements collectifs et individuels, les machines
diverses (perçeuse), sièges de mouvements alternatifs
ou tournants, représentent une autre famille de causes.
C'est sur les planchers qu'ils sont le plus fréquents.
Les matériaux rigides les plus répandus dans la
construction transmettent bien les vibrations, parce que les
liaisons internes dans ces matériaux sont très
fortes.
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Le principe
de traitement est simple : il s'agit d'éviter la continuité des éléments
rigides entre le point d'application de la force et les parois
environnant le point de réception du bruit. Il est en général
plus facile et plus efficace de réaliser cette désolidarisation
au niveau du point d'application.
Pour éviter la propagation des impacts, on peut :
- réaliser entre les divers constituants de la structure
des coupures élastiques, désolidariser les éléments
entre eux.
- empêcher ou atténuer l'application des forces
sur la structure, par interposition de matériaux dits
résilients, c'est à dire élastiques, souples,
amortissants, dont l'efficacité dépend :
- de l'épaisseur
- du coefficient d'élasticité (appellé aussi
de raideur K), correspondant au pouvoir d'écrasement
sous une charge,
- mais aussi du support, du plancher, qui doit être
massique
Le matériau élastique ne doit jamais être
entièrement comprimé
sous la charge permanente ou la force d'l'impact. |
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Les
bruits de pas et chocs sur le sol sont
les nuisances d'impacts
les plus gênantes dans l'habitat. Leur traitement est réalisé par
l'élasticité du revêtement de sol. Les revêtements
de sol peuvent présenter une sous-couche élastique
de par leur fabrication : moquettes, certains sols plastiques;
ou bien de par leur mode de mise en oeuvre : chape flottante,
parquet flottant. La semelle des chaussures si elle est souple
peut assurer la fonction d'amortissement élastique !
Les équipements, appareils électroménagers, enceintes
acoustiques, doivent reposer sur la structure
par l'intermédiaire de plots antivibratiles ou amortisseurs,
type silent-blocs, plaques de caoutchouc, néoprène,
mousse rigide (faciles à
trouver en grande surface bricolage). Un soin particulier doit être
apporté à la pose des canalisations métalliques,
radiateurs, baignoires, lavabos, surtout lorsqu'ils fixés à des
parois légères : colliers spéciaux avec cerclage
coutchouc. |
Réduction
des bruits d'impacts
à l'étage inférieur
: les doublages de plafonds peuvent
être peu efficaces, parce que les parois latérales
verticales liées rigidement aux planchers participent au
rayonnement sonore engendré par les impacts voir schéma
ci-dessus. Ces transmissions latérales dépendent
beaucoup des matériaux et des liaisons entre parois, elles
peuvent être diminuées par des doublages verticaux.
Des solutions d'une certaine efficacité
peuvent exister, les déterminer nécessite une analyse
pertinente de la construction et des transmissions, qui ne peut
être effectuée que par un spécialiste.
à l'étage supérieur
: dans les immeubles anciens, la meilleure solution
pour améliorer l'isolation aux bruits d'impacts consiste à changer
les revêtement de sols. Une telle opération pose
un problème de taille : c'est chez le créateur
de la nuisance qu'il faut agir. Ce qui peut être considéré
comme moralement normal ! Mais nécessite forcément
qu'il n'y ait pas conflit majeur entre voisins, pour pouvoir aboutir à un
accord. Il n'est pas évident d'investir chez le voisin pour
améliorer son confort ...
Dans le cadre de la réglementation acoustique de l'habitat,
les revêtement de sol sont testés sur les planchers
par une mesure normalisée (avec un matériel particulier,
la "machine à chocs normalisée"), qui donne
un résultat d'essai sous la forme du "bruit de choc
normalisé" Ln en fonction de la fréquence
(courbe) ou global en déciBels pondérés A.
Plus cette valeur est faible, car il s'agit du bruit engendré,
meilleure est la solution plancher + revêtement de sol.
Les fabricants de matériaux de sol peuvent aussi donner "l'amélioration
Delta L= "
apportée. Sa mesure est effectuée avec la machine à chocs
normalisée posée sur une dalle en béton de
14 cms. Plus cette valeur est forte, meilleur est le matériau.
Mais la performance du revêtement sera toujours plus faible
s'il est posé sur un plancher de masse plus faible. |
type
de revêtement de sol |
amélioration
normalisée
Delta L  global
en dBA |
efficacité ,
mise en oeuvre |
| revêtements vinyliques ordinaires
en dalles ou rouleau avec sous-couche |
8 à 16 |
moyenne
et variable : préférer
sous couche épaisse et résiliente |
| moquettes type aiguilletés |
12 à 20 |
bonne
et variable : préférer épaisse
et souple |
| moquette avec sous-couche mousse |
22 à 32 |
bonne à
excellente, idem |
| parquets collés |
faible
ou très faible |
faible, selon épaisseur
et essence de bois |
| parquet
type stratifié en pose flottante sur
sous-couche continue posée indépendamment |
dépend
surtout de la sous-couche résiliente
on trouve divers types de sous-couche : liège, polystirène
élastifié dit acoustique, fibres de bois agglomérées;
le polystirène a une qualité inférieure
l'atténuation des impacts et d'autant meilleure que
la sous -couche est épaisse (5 mms au moins de préférence)
les valeurs d'atténuation données par les fabricants
correspondent à un usage sur dalle béton épaisse,
on obtiendra toujours moins sur un autre type de plancher; les
indications données sur les documentations des produits
sont parfois difficilement comparables, il faut les interpréter
|
bonne
mais très dépendante de la mise en oeuvre
qui
doit être
parfaite et n'est pas si évidente
que l'on peut croire : la désolidarisation doit être
absolue, c'est à dire que la sous-couche ou les bandes
résilientes doivent remonter le long des cloisons verticales
sur toute la périphérie, le parquet ne doit pas
toucher ces cloisons, les plinthes ne doivent pas toucher le
parquet; attention aux jonctions des seuils et montants de
portes
l'efficacité aux fréquences basses est peu élevée |
| parquets
en panneaux avec sous-couche incorporée |
10 à 18
idem |
bonne
mais très
dépendante de la mise en oeuvre
préférer
sous couche épaisse et résiliente
les conditions de mise en oeuvre du cas précédent
ne peuvent
être satisfaites sans ajout de matériaux résilients
supplémentaires |
| parquet massif traditionnel sur
lambourdes, bandes résilientes sous lambourdes |
dépend surtout des bandes résilientes,
liège, caoutchouc, etc |
bonne
mêmes
conditions |
| dalles flottantes mortier
de ciment épaisseur 4/5 cms sur panneaux polystirène
ou polyéthylènes expansés dits "élastifiés" |
12 à 25 |
bonne, mise en
oeuvre complexe
pas de polystirène
ordinaire |
| idem sous-couche panneaux
ou lés fibres végétales, minérales,
liège, latex, caoutchouc, etc |
variables selon matériaux,
voir spécifications fabricants sous-couche, en majorité meilleurs
que polystirènes spéciaux élastifiés |
excellente, mise
en oeuvre complexe
la sous-couche doit remonter le long des cloisons verticales
sur toute la périphérie, aucun contact entre
la dalle et ces cloisons
solution la plus efficace aux fréquences
basses |
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Sur les planchers
anciens légers, en ossature bois, l'efficacité
des revêtements de sol est souvent faible par rapport à ces
valeurs. La solution est d'augmenter la masse, ce qui pose le problème
de la résistance mécanique du plancher.
Ils n'apportent quasiment aucune amélioration à l'isolation aux bruits
aériens, sauf les dalles flottantes, et éventuellement les parquets
massifs, selon type et réalisation.
Dans les immeubles d'habitation récents,
soumis à la réglementation (depuis 1970) les planchers
sont toujours constitués de dalles béton pleines
d'au moins 18 cms d'épaisseur, avec chape flottante sous
carrelage en pièces humides ou séjours et parquet
flottant ou sol souple dans les autres pièces. Cette solution
constructive est la meilleure pour une qualité d'isolation
aussi bien aux bruits dimpacts qu'aériens. Il est interdit
de modifier la partie amortissante du revêtement de sol,
ou bien son changement doit se traduire par une qualité identique.
Il est possible de poursuivre juridiquement un propriétaire
qui aurait dégradé l'isolation aux impacts par une
modification inadaptée.
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L'affaiblissement des bruits aériens par
les parois horizontales répond évidemment aux mêmes
principes que les parois verticales, mais les possibilités
pratiques d'amélioration de leur isolation sont particulières.
On peut consulter pour analyser ces principes les
pages transmissions, isolement, parois
simples, parois doubles.
immeubles d'habitation récents : comme
expliqué ci-dessus,il n'y a en principe pas de problèmes
majeurs d'isolation entre étages, sinon, il faut se poser
la question de la conformité du bâtiment à la
réglementation, ce qui nécessite des mesures d'isolement.
immeubles anciens : on y trouve
des solutions constructives pour les planchers très diverses.
Leur qualité est variable, ils sont souvent peu performants.
L'amélioration de l'isolation phonique des planchers anciens
n'est pas forcément facile à réaliser.
Des solutions efficaces peuvent exister, elles ne sont pas simples à déterminer
et à mettre en oeuvre, et ne consistent pas à ajouter
quelque part un matériau "miracle".
Les poutres apparentes ont du "cachet", mais sont peu
compatibles avec l'isolation ... Il vaut mieux ne pas démolir
un faux-plafond pour faire apparaitre le bois.
2 types de solutions sont
envisageables : |
augmentation de la masse,
par le principe de la paroi simple :
- à l'étage supérieur forcément
- surrélévation du sol nécessaire d'où problème
de mise à niveau entre pièces
- la résistance mécanique du plancher support limite
la surcharge permanente possible, à vérifier par
calcul
Une chape béton de quelques cms peut être une solution,
sa masse ajoutée est de 120 kilogrammes au mètre
carré pour 5 cms, ce qui parait le maximum éventuellement
possible dans de nombreux cas.
Un remplissage de sable est une alternative intéressante,
nécessite une bonne étanchéité avec
liner PVC par exemple.
Ces solutions ne peuvent être sérieusement envisagées
que si les 2 étages font partie d'une même propriété,
ou si les copropriétaires sont en parfait accord, et en
s'assurant impérativement des capacités de surcharge
du plancher existant.. Elles ont des conséquences lourdes
sur l'aménagement intérieur des locaux. |
doublage en plafond :
- à l'étage inférieur
- ménager une lame d'air ou plénum la plus importante
possible : diminue d'autant la hauteur sous plafond, 8-10
cms est un minimum
- y placer un absorbant type laine minérale ou équivalent, voir matéraux
absorbants
- le faux plafond doit présenter une certaine masse voir
parois doubles et doublages, il
ne faut pas confondre faux-plafond isolant et faux-plafond
absorbant : plaques de plâtre par exemple, parfaitement
jointées; double plaque à joints croisés
- il doit être le plus parfaitement continu et désolidarisé du
plancher comme des cloisons verticales latérales
- sa mise en oeuvre doit être parfaite pour obtenir une bonne
amélioration
- il n'aura une bonne efficacité que si les transmissions
latérales sont faibles. ils est nécessaire de bien les
analyser, et de les réduire si nécessaire et possible
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conclusions
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bruits d'impacts
- la réduction des bruits d'impacts est réalisée par interposition
d'un matériau souple, résilent entre le point d'application
de l'impact et la structure du bâtiment
- les revêtements de sol assurent cette fonction, plus exactement
leur sous-couche élastique
- la désolidarisation doit être parfaite entre la surface d'usage
du sol d'une part, et le matériau du plancher, ainsi que
les cloisons verticales d'autre part
- c'est donc à la source, à l'étage
supérieur, qu'il vaut mieux
agir
- l'efficacité d'une action à l'étage
inférieur
par doublage léger du plafond est incertaine; elle dépend
du plancher, mais aussi des parois latérales
et de leurs liaisons, et bien sûr du doublage
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bruits aériens
- les planchers anciens
ont souvent une qualité d'isolation médiocre
- leur amélioration peut s'effectuer
par augmentation de la masse, donc
de l'épaisseur à l'étage
supérieur
- il faut alors s'assurer de la capacité
de charge du plancher, cette solution modifie les niveaux
du sol
- un doublage par faux-plafond isolant
peut être efficace si les transmissions latérales
sont faibles (si les parois latérales sont porteuses
par exemple) ou diminuées
- le
faux plafond doit respecter tous les principes du doublage voir
les conclusions de parois doubles et doublages
- il ne faut pas confondre faux-plafond isolant
et faux-plafond absorbant
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