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absorption
et réverbération
absorption
et réflexion
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Lorsqu'une
onde sonore rencontre un matériau, une partie en général
importante de son intensité (ou de son énergie) est réfléchie
(donc si le matériau est une paroi, dans le même local
où
se trouve la source sonore); une partie en général très
faible est transmise à travers le matériau, et une dernière
partie est absorbée. Cette absorption est une transformation de
l'énergie acoustique en énergie mécanique (des mouvements,
déplacements, vibrations) et parfois calorifique, et a lieu essentiellement
en surface du matériau. N'oublions pas que les énergies acoustiques
sont toujours extrêmement faibles, donc les manifestations du phénomène
sont le plus souvent inférieures à
la limite de l'humainement perceptible. Nous verrons plus loin quels processus
peuvent engendrer cette transformation énergétique, donc
une absorption. voir matériaux
absorbants
I = Ir + Ia
+ It It
<< I donc I = Ir + Ia (a
= alfa)
On
définit pour caractériser le phénomène
le coefficient d’absorption appellé généralement
alfa, ici on dira a = Ia / I , et de réflexion
r = Ir / I
On a donc : a + r = 1 car It / I pour une paroi est toujours < 0,01.
Un seul de ces 2 coefficients est nécessaire : c'est alfa = a
que l'on utilise, parce que la qualité correspond en général
à alfa élevé. |
Il
ne faut pas confondre ABSORPTION et ISOLATION : l'absorption,
c'est a élevé,
ou Ir faible; l'isolation est importante si It est très faible.
Augmenter l'absorption, donc a, fait diminuer r, mais pas It ! L' absorption
est un phénomène de surface, et en général,
est obtenue avec des matériaux légers. L'isolation ne
peut être obtenue qu'avec de la masse, ou des couches multiples,
comprenant éventuellement un absorbant dans une lame d'air entourée
de part et d'autre d'éléments (au moins un peu) massifs.
L'absorbant absorbe s'il est placé en surface seulement, et éventuellement
améliore l'isolation s'il est recouvert d'un matériau
opaque, continu, un peu massique.
La
réflexion se fait théoriquement de telle manière
que l’angle de réflexion est le même que l’angle
d’incidence par rapport au plan de l’obstacle. Mais lorsque
la surface de l’obstacle est accidentée le plan de surface
à considérer va dépendre du rapport entre la taille
des accidents de surface et la longueur d’onde. Lorsque la longueur
d’onde est de même taille que les irrégularités
de surface, il se produit un phénomène appelé «
diffusion ». L’énergie acoustique de l’onde
incidente est répartie dans de multiples directions : voir "la diffusion".
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réflexions
multiples dans un local |
Une
source sonore émet dans toutes les directions, d'une manière
plus ou moins régulière. Nous développerons plus
loin l'analyse des caractéristiques de directivité des sources,
leur connaissance est un élément important de la maitrise
de la répartition des sons dans une salle.
Intéressons-nous d'abord à la propagation d'une onde émise
dans une seule direction de l'espace à partir d'une source considérée
comme ponctuelle : on peut parler de "rayon" ou "vecteur"
acoustique. |
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L'onde
sonore part de la source S, se propage en ligne droite jusqu'à
ce qu'elle rencontre une paroi : une absorption se produit, donc seulement
une partie (1 - alfa ) est réfléchie, se propage en ligne
droite, etc ….. au fur et à mesure de la propagation à
la vitesse de 330 m/sec (environ), donc du temps, peu à peu son
énergie diminue.
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la
réverbération |
Intéressons-nous
à un point M situé dans un local, et analysons ce qui s'y
produit lorsqu'on émet ailleurs une impulsion. Une impulsion est
un signal sonore très bref, produit par exemple par un choc sur
un objet résonnant, un claquement de main, un son de baguette
sur une caisse claire. |
Le
premier (chronologiquement) "rayon" arrivant en M est celui
qui a parcouru la distance la plus courte, c'est celui qui s'est propagé
directement sans aucune réflexion, donc sans absorption. Puis arrivent
des rayons ayant suivi un trajet plus long, forcément avec une
réfléxion. Et ensuite, ayant subi de plus en plus d'absorptions.
Statistiquement, dans un local de forme simple, il est évident
que les rayons suivant des trajets de plus en plus longs, arrivant de
plus en plus tardivement, ont toutes les chances d'avoir subi plus de
réflexions, et donc si les coefficients d'absorption sont tous
du même ordre de grandeur, d'avoir des énergies de plus
en plus faibles.
Ces phénomènes sont rapides : à la vitesse de 330
m/sec, dans un local dont les dimensions sont de l'ordre de 10 mètres,
une trentaine de réflexions ont lieu en 1 seconde. |
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le
temps de réverbération
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Lorsque
les conditions sont différentes, on trouve des décroissances
en forme de ligne brisée, avec des pentes variables entre le début
et la fin de la décroissance, des pentes dépendant du point
de mesure, surtout si les matériaux de surface ont des coefficients
d'absorption très différents entre différentes zônes
du local. Ceci est courant surtout dans les fréquences basses.
Un cas typique
de géométrie engendrant ces réverbérations
non linéaires est la salle de spectacle avec scène, si la
largeur de l'ouverture entre les 2 parties est plus petite que la largeur
des parties, ou bien lorsque 2 locaux sont séparés
par une grande porte ouverte.
voir
écoute et réverbération |
Si
l'on enregistre la variation du signal sonore en un point du local
après
l'émission de l'impulsion, on constate :
· une décroissance qui peut en 1ère approximation
être assimilée à une droite;
· que la pente de cette droite ne dépend (presque) pas du
point de mesure, elle est (presque) constante en tous points;
· mais elle dépend (en général, beaucoup)
de la fréquence.
Dans la
plupart des différents domaines de l'Acoustique, on caractérise
le phénomène par la notion de Temps de Réverbération,
noté Tr en français et RT60 en anglais. Tr est défini
(voir schéma) comme le temps en secondes mis par le signal pour
décroître de 60 dB. les valeurs de TR usuellement constatées
vont de quelques 1/10èmes à quelques secondes.
On constate facilement que la réverbération est très
importante dans des locaux grands, et dont les surfaces sont constituées
de matériaux lisses, durs, rigides, plans, comme béton,
pierres, carrelage, plaques métalliques, verre, et vides, sans
ou avec peu de meubles ou de personnes. par exemple : églises,
salles de sports, halls commerciaux d'aspect brut, stations de métro
anciennes, gares ….
On pourrait faire cette caractérisation par la pente de décroissance
en dB/seconde. On rencontre parfois cette notion, ainsi que celle de l'
EDT (early decay time), qui est le temps correspondant aux 10 premiers
dB de décroissance. |
• linéarité
de la décroissance : · approximation qui dépend
de la fréquence
• indépendante du point de mesure ·
approximation, surtout
en fréquences basses
• vrai si :
· local homogène et régulier, · matériaux
de surface régulièrement répartis
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calcul
du temps de réverbération Tr |
De
nombreuses formules ont été établies pour lier les
valeurs de Tr aux caractéristiques de géométrie et
d'absorption des locaux. Il existe des formules anciennes, empiriques,
et des formules basée sur des raisonnements statistiques. La plus
ancienne est aussi la plus simple, et donc la plus largement utilisée,
mais elle est relativement imprécise (10-15 %), c'est la célèbre
formule de Sabine. Sabine fut un acousticien pionnier américain. |
| formule
de Sabine : Tr = 0,16 V/A |
V = volume en m3
A = "surface
d’absorption" du local en m2 = amoyen X S |
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alfa
i = ai = coefficient d’absorption "sabine"
du matériau i de surface Si |
On
comprend donc que la réverbération est grande si le volume
est grand et/ou si l'absorption est faible.
Cette relation peut servir à déterminer Tr : il faut connaître
les surfaces de tous les matériaux présents en surface dans
le local (toutes les surfaces : murs, plafond, sol, objets divers comme
meubles), et leurs coefficients d'absorption respectifs, ce qui peut être
assez compliqué.
Elle sert aussi à calculer un coefficient d'absorption en faisant
une mesure de Tr : il faut en fait en faire 2, l'une dans un cas initial
à priori quelconque, la 2ème en introduisant dans le même
local une surface connue et suffisamment grande pour que la précision
soit acceptable, du matériau à étudier. Pour être
rigoureux on doit préciser en donnant une valeur de a la relation
utilisée pour le calcul : on note "alfa sabine " ou "alfa
sab" ou "alfa s" ce coefficient. On définit le coefficient
d’absorption moyen du local, noté amoyen ou am :
S = somme des surfaces "apparentes" du local (parois
et surfaces intérieures) : amoyen est une moyenne géométrique
On connaît amoyen par un calcul ou une mesure de Tr; amoyen peut être considéré comme un simple outil de calcul,
une quantité "intermédiaire" simplificatrice.
Attention dans l'utilisation
de ces relations : TR, A, ai, amoyen dépendent
de la fréquence. |
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